Mimizan

Le CAE à Mimizan

Un nom. Un périple. Un mythe.

La remorque est chargée

La première semaine de mai, alors que les étudiants de l’ESSEC profitent d’une semaine de vacances bien méritées, le CAE fait une nouvelle fois route plein sud. Le temps sera beau et le bronzage sera au rendez-vous. Mais les championnats de France approchent, alors il faudra s’entraîner.

En effet, depuis de nombreuses années, le CAE a pour tradition d’effectuer un stage intensif d’aviron au printemps à la base nautique de Mimizan, dans les Landes. Le vendredi après-midi, à peine les cours terminés et les bateaux démontés et rangés dans la remorque, nos rameurs s’élancent sur la route du sud pour rejoindre leur campement d’une semaine dont les anciens du club leur ont tant parlé. 

Le ponton à Mimizan

Une fois sur place, nous redécouvrons le logement spartiate où nous dormirons à dix par chambre, avant de nous rendre sur la base nautique où s’offre à notre regard enthousiaste l’Étang d'Aureilhan, formidable site naturel où nous nous entraînerons pendant la semaine. Nos repères pris, nous remontons nos bateaux amenés depuis Cergy. La semaine peut commencer.

Le réveil est à 6h15. Pourquoi si tôt ? Car le premier entraînement sur l’eau démarre à 7h. Au programme, une heure d’aviron pour se dégourdir, se mettre en jambe et commencer sa journée avec une intensité conforme aux objectifs fixés. Ensuite, le petit-déjeuner est à 8h30, et il constitue l’entracte régénérateur entre la première et la seconde sortie sur l’eau, programmée à 10h30. Cette fois-ci, l’intensité monte d’un cran et les rameurs enchainent les longueurs dans ces lignes d’eau longues de deux kilomètres, sous l’œil exigeant d’un coach qui sait obtenir le meilleur de ses protégés.

 

Après cette matinée d’effort, nos rameurs savourent leur déjeuner dont ils ont bien besoin, avant de se voir octroyés une après-midi quartiers libres. Pour certains, ce sera étude ou lecture à l’ombre des grands pins, pour d’autres ce sera parties de cartes attablés dans les calmes aires de repos du campement, mais, pour la majorité, ce sera plage. En effet, la charmante commune de Mimizan a ceci de commode qu’elle se trouve à quelques encablures du bord de mer, où les plages de sable blanc se font le terrain de jeu de nos rameurs en permission. Tandis que les plus courageux se baignent dans l’eau froide, les autres se prélassent au soleil en attendant de rentrer à la base.

 

Car la journée en effet ne s’arrête pas là. Passée l’heure du dîner, voici venue l’heure de la troisième sortie sur l’eau. De 20h à 21h30, nos rameurs vont une nouvelle fois endosser leur costume de sportifs et persévérer dans l’effort et ce malgré la fatigue qui se fait de plus en plus pesante. Ainsi s’achève l’une de ces journées mimizannes, par de réguliers coups d’aviron qui vont se perdre dans l’onde de ce lac dont la surface métallique reflète les rayons obliques du soleil couchant. 

Le coucher est à 22h15, de manière à maintenir cette dynamique durant toute une semaine. Ainsi, au fil des jours, le niveau technique de nos rameurs va s’affiner, leur résistance physique va s’affuter, et des liens robustes vont se tisser entre les membres du club. Car si ce stage est l’occasion de parfaire une condition physique et une appétence technique travaillées durant toute la saison, il est surtout l’opportunité de vivre ce qu’il y a de plus beau à vivre dans ses années étudiantes : une formidable aventure humaine.

Déjeuner à Mimizan

Ainsi, le dernier jour venu, et à mesure que nos voitures s’éloignent de Mimizan, nous savons désormais que cette bourgade au nom qui ne disait rien à personne il y a peu de temps encore résonnera comme un son de bonheur et d’absolu dans la tête de nos rameurs pour de longues années.